Congrès Maladies Infectieuses Emergentes
Congrès
« MALADIES INFECTIEUSES ÉMERGENTES »
Mercredi 2 juin 2010
de 8h00 à 18h00 au Pavillon Dauphine, Paris
Au fil de l’histoire, le succès de la lutte contre les maladies infectieuses dans les pays développés a pu laisser penser qu’elles allaient disparaître, alors qu’elles sont encore source de morbidité et mortalité, notamment infantiles, élevées dans les pays en développement. Mais, depuis le début des années 1980, on assiste surtout à une modification du profil de ces maladies, avec :
1) l’apparition de l’infection par le VIH et sa diffusion planétaire, et de maladies dues à de nouveaux agents infectieux, Legionella, Campylobacter, prion, virus de l’hépatite C, coronavirus du SRAS,
2) l’extension de pathologies infectieuses dans des zones où elles ne sévissaient pas, telle l’ infection au virus West Nile,
3) la progression de la résistance des agents infectieux aux anti-infectieux,
4) la mise en évidence du lien entre des maladies chroniques de cause jusque là non identifiée et de nouveaux agents tels (Helicobacter pylori et ulcère duodénal, Tropheryma whipplei et maladie de Whipple). Une maladie infectieuse émergente (MIE) peut aujourd’hui se définir ainsi comme une entité clinique d’origine infectieuse nouvellement apparue ou identifiée, ou une maladie infectieuse connue, dont l’incidence augmente ou dont les caractéristiques (cliniques, évolutives…) se modifient dans un espace ou dans un groupe de population donné (rougeole).
Les travaux sur les déterminants de l’émergence montrent des interactions complexes, multiples, multidirectionnelles, et rapidement changeantes entre des facteurs liés à l’hôte, l’agent infectieux et l’environnement, sur fonds de grande diversité biologique. Les facteurs liés à l’hôte, humain ou animal (60% des MIE étant d’origine animale), concernent les modifications de sa susceptibilité à l’infection , et de ses comportements, ceux liés à l’agent infectieux, ses capacités d’évolution et d’adaptation (résistance aux antibiotiques, aux vaccins, nouveaux mécanismes pathogéniques),ceux liés à un possible vecteur avec ses capacités propres d’adaptation , et ceux liés l’environnement, ses dimensions physiques (écosystèmes, dimension géographique, climat), socio-économiques et organisationnelles.
Face à ces risques infectieux, la surveillance évolue : des maladies, elle s’oriente en amont, vers les syndromes cliniques, les agents infectieux, les vecteurs, le monde animal, et l’environnement afin d’anticiper l’apparition de situations à risque d’émergence. Dans cette perspective, le renforcement de la collaboration avec les réseaux et institutions internationaux est indispensable pour aider à la prise de décisions, en interaction régulière avec l’évaluation de la pertinence des actions.
Une approche globale, intersectorielle, dynamique apparaît alors nécessaire pour mieux comprendre et faire face à ces évolutions malades et des citoyens y est essentielle. C’est l’objectif de ce congrès, à travers les présentations des mondiales. Elle doit intégrer une coopération entre les pays du Nord, disposant d’outils et de moyens modernes, et les pays du Sud, zones les plus propices à l’émergence. Sous la direction de l’état, la place des personnes intervenants spécialistes de ces différents domaines, de contribuer au développement de l’approche interdisciplinaire sur les MIE au niveau de la réflexion, de la recherche, du partage des connaissances, et de l’action orientée vers la veille, l’alerte et la réponse.
Catherine LEPORT
Le C.L.E.F.
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