Ouverture de la Conférence sur le Climat de Copenhague
La conférence de Copenhague s’ouvre aujourd’hui sur la question du réchauffement climatique. Cette rencontre au sommet aboutira-t-elle à des accords marquants, alors que la situation semble s’éterniser depuis ces deux dernières années ?
Copenhague est l’occasion pour de nombreux pays de jouer sur les effets d’annonce médiatique. Aussi les discussions, qui doivent durer près de deux semaines, devront véritablement trancher et aboutir si les 105 chefs d’état présents veulent vraiment déboucher sur un accord durable.
La conférence de Copenhague est la plus importante manifestation de l’histoire de la climatologie avec 15.000 participants de 192 pays. L’objectif clairement affiché est de réagir au réchauffement climatique par une réponse internationale forte, notamment sur les bouleversements climatiques, la hausse du niveau des mers et les extinctions massives d’espèces vivantes. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s’est dit dimanche "très optimiste pour Copenhague".
Le sommet de Copenhague cristallise aussi les militants. Si un grand rassemblement est prévu dans la capitale danoise, les partisans anti-réchauffistes (qui nient l’existence d’un réchauffement climatique noté par le GIEC) ont répondu par différentes actions médiatiques et polémiques. La dernière en date a été le vol de données informatiques d’un important laboratoire climatique, censé prouver l’existence d’un complot mondial des climatologues... Montrant surtout la malhonnêteté des personnes se réclamant climato-sceptiques.
Si ces épi-phénomènes ne font que noyer les questions de fond, il est important de noter que les pays en voie de développement ne pourront pas tenir les mêmes promesses que les pays développés, et que les accords devront tenir comte d’une certaine "justice sociale", comme l’ont publié dans leur éditorial 56 journaux de 15 pays, dont Le Monde et El Pais.
Thierry F.