Année Polaire Internationale 2007-2009 : deux ans pour mieux comprendre les pôles
Comment se portent les milieux polaires et subpolaires ? La 4ème Année Polaire Internationale, qui débute officiellement le jeudi 1er mars 2007, sera l’occasion pour les spécialistes du monde entier de se pencher sur l’état des pôles, leur histoire, leurs richesses, mais également leur évolution face aux changements climatiques actuels.

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Comprenant 460 projets et regroupant 50.000 scientifiques de 63 nationalités différentes, l’Année Polaire Internationale elle s’achèvera en mars 2009, soit le temps nécessaire pour collecter des données durant deux périodes estivales pour chaque pôle. Organisée sous l’égide de l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale) et du Conseil international pour la science (CIS), elle est financée grâce à 1,5 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) de fonds, répartis entre les différents instituts de recherche nationaux.
50 ans après l’Année Internationale de Géophysique (1957-1958), l’objectif de cet événement-clé des sciences polaires est de collecter le plus grand nombre de données biologiques et géophysiques possibles au sein du plus grand projet polaire jamais réalisé. Bien que les différents thèmes proposés soient trop nombreux pour tous les lister, le thème majeur de cet événement scientifique reste l’impact du changement climatique sur les milieux polaires. Pour Chris Rapley, directeur du British Antarctic Survey, un des grands organismes impliqués dans cette Année Internationale, les questions relatives à l’évolution des couvertures de glace face au réchauffement climatique ont une place cruciale. L’impact de la fonte des glaces sur les niveaux marins est encore soumis à différentes estimations : le rapport GIEC notait ainsi dernièrement que la prévision d’une hausse de 59 centimètres du niveau de la mer durant ce siècle pourrait être sous-estimée. Dans les colonnes de la revue Nature, Chris Rapley espère que les résultats de cette Année Polaire Internationale permettront de mieux estimer les conséquences de la fonte des glaces.
Un avis également relayé dans les déclarations de Corrine Le Quéré, environnementaliste à l’Université de Norwich (Royaume-Uni). Cette meilleure compréhension des effets du réchauffement climatique, saura, espère-t-elle, également convaincre de l’importance des décisions à prendre en matière de politique environnementale.