Guerre et Nature au Moyen-Orient
Alors que le conflit actuel du Moyen-Orient ravage les régions concernées, les écologues s’alarment des conséquences des combats sur les écosystèmes méditerranéens touchés.
En effet, depuis le début du conflit, les terrains brûlés et les troncs calcinés remplacent peu peu les forêts et les champs, incendiés par des tirs de roquettes. Un désastre pour la faune et la flore, qui vient s’ajouter au bilan humain : en effet, les experts estiment qu’il faudra ainsi entre 50 et 60 ans pour que la nature se regénère sur le Mont Naftali, au-dessus de Kiryat Shemona (Nord d’Israël), zone particulièrement touchée.
En tout, près de 7.000 hectares de forêts et de champs ont été brûlés, et environ un million d’arbres ravagés. Un constat face auquel les gardes forestiers israéliens sont bien impuissants, risquant quotidiennement leur vie pour tenter de surveiller les forêts et de prévenir les incendies.
Autre théâtre d’affrontements : au Liban, un bombardement de l’aviation israélienne a touché voici deux semaines les cinq réservoirs de la centrale électrique de Jiyé, libérant 15.000 tonnes de mazout dans la Méditerranée. Un véritable drame pour la faune et la flore marine, alors que le conflit et le blocus maritime israëlien rendent difficile tout nettoyage des côtes pour le moment. Les nappes de mazout se répandent donc sur les côtes et en mer, menaçant certaines espèces protégées. L’aide tente de s’organiser, et le Koweït et l’Union Européenne comptent envoyer sur place experts et matériel anti-marées noires. De plus, l’incendie des réservoirs cause une pollution atmosphérique toxique s’étendant sur 30km, et atteignant même Beyrouth.
Face au drame humain qui se joue au Moyen-Orient, ce conflit rappelle tragiquement combien les écosystèmes peuvent souffrir de la guerre, et comment ses stigmates restent ainsi gravés dans l’environnement pour de nombreuses années.
Sources : AFP/RFI et AP.