1. Rôles des prairies alluviales
Les prairies alluviales constituent des écosystèmes originaux, qui abritent de nombreuses espèces animales et végétales rares ou en voie de disparition. Les groupements végétaux y sont zonés le long du gradient topographique.
Situées dans le lit majeur des rivières, les prairies humides alluviales sont des zones naturelles d’expansion des crues, donc des zones tampons entre le milieu aquatique et le milieu terrestre (écrêtement des crues, soutien des étiages, recharge de la nappe).
Les alluvions sablo-argileux, la tourbe ainsi que les sables et argiles jouent un rôle de protection de l’aquifère inférieur vis-à-vis des polluants terrestres (nitrates, phytosanitaires, etc.). Les prairies alluviales assurent un rôle de filtration et d’épuration des eaux ruisselant sur les pentes du bassin versant (dénitrification, piégeage et stockage des sédiments, filtration des polluants) (DUPIEUX, 1998).
Zones refuges et de nourrissage pour bon nombre d’espèces animales, les prairies alluviales recèlent également d’une flore riche, d’un grand intérêt patrimonial. Pour les espèces végétales qui y vivent, la période d’inondation hivernale est indispensable à leur survie (CPNS, 2005). La prairie est donc un système riche en biodiversité. Cependant, si une prairie semi-naturelle restaurée est séparée des autres prairies dans le paysage, les effets négatifs de la fragmentation et l’isolation peut faire décliner la biodiversité dans les prairies à proximité (LINDBORG et al., 2008).
Zones productives en biomasse, l’intérêt socio-économique des prairies humides réside dans l’utilisation de l’herbe comme fourrage pour les animaux d’élevage. Elles produisent une coupe de foin en juin-juillet puis une autre à la fin de l’été (DUPIEUX, 1998). Elles sont aussi des zones favorables à la mise en place de pâturage extensif dès lors où la charge au sol ne dégrade pas le milieu.
2. Modes et impacts de la gestion des prairies alluviales
La végétation des prairies alluviales est en équilibre avec les facteurs hydriques (niveaux de la nappe et inondations) et les pratiques agricoles. La modification d’un des paramètres conduit à des changements de leur composition floristique. Ainsi, l’intensification des pratiques agricoles, la mise en culture de nombreuses parcelles et l’abandon de certaines exploitations ont conduit à la raréfaction des prairies inondables.
Afin de sauvegarder les milieux prairiaux, il faut changer les pratiques pour les rendre compatibles avec le maintien de la diversité : un agriculteur peut être incité à reprendre des pratiques traditionnelles de fauche ou de pâturage pour préserver des orchidées ou des papillons rares (réseau NATURA 2000).
2.1. L’agriculture intensive
L’utilisation agricole intensive se prête mal aux zones humides : le sol gorgé d’eau ne permet pas l’utilisation d’engins agricoles lourds. Pour éviter les problèmes de portance de sol, certains exploitants choisissent alors de drainer leurs parcelles, faisant perdre la qualité hydromorphe des sols de façon irréversible. Ce phénomène prit de l’ampleur dès les années 1950 en France, avec l’incitation à l’intensification des pratiques agricoles par la politique agricole européenne d’après-guerre. Ainsi, l’intensification des pratiques agricoles a réduit l’étendue des zones humides de quelques 60% en quelques années en France, et 25 % de prairies depuis les années 1970 (IFEN, 1996).
Globalement, sur divers bassins versants français, les surfaces prairiales disparaissent tandis que les boisements alluviaux sont dans des proportions plus ou moins constantes. En effet, il y a quelques décennies, le bois était exploité à des fins commerciales. Et bien que la prise de conscience de l’utilité des zones humides atténue la menace de drainage des parcelles ouvertes, défricher après 20 ans de plantations n’est pas facile à cause des politiques existantes et du coût d’entretien des parcelles en milieu prairial (d’après Audrey MARTINEAU, Chambre d’Agriculture d’Indre et Loire). Seul un surpâturage pourrait venir à bout des ligneux, or celui-ci entraîne une déstabilisation des sols et une hausse des rejets azotés par les bêtes dans le milieu naturel, ce qui cause un appauvrissement en espèces végétales (DODELIN, 2007).
2.2. L’agriculture extensive
En biologie de la conservation, deux principales alternatives extensives se présentent au gestionnaire d’espaces naturels pour le maintien du caractère ouvert des milieux herbacés : la fauche ou le pâturage. Cette gestion traditionnelle contribue à créer une mosaïque d’habitats semi-naturels riches et diversifiés au sein d’un même territoire. Si aucun entretien par fauchage ou pâturage n’était présent, la dynamique végétale prendrait le dessus et les prairies évolueraient alors vers l’établissement d’espèces ligneuses qui fermeraient le milieu.
Ces deux modes de gestion, bien que répondant au même objectif général de maintien des milieux ouverts, ont cependant des conséquences variables sur les écosystèmes prairiaux. Pour cette raison, ils peuvent être considérés selon les auteurs comme antagonistes ou complémentaires (LECOMTE et al., 1995 ; DUPIEUX, 1998).
2.2.1. La fauche
La croissance de certaines espèces végétales est favorisée par la fauche, pratique agricole liée principalement à l’élevage d’herbivores domestiques. Elle consiste à couper et exporter la strate herbacée, et donc à lutter contre la fermeture des milieux. Les produits de la fauche sont traditionnellement utilisés pour des usages variés :
- Fourrage pour le bétail en hiver (prairies riches en Poacées et Dicotylédones) ;
- Litière pour les animaux (prairies humides à Joncacées et Cypéracées).
Elle provoque un traitement homogène de la végétation sur l’ensemble de la parcelle fauchée (DUPIEUX, 1998). Elle est non sélective et élimine de ce fait l’hétérogénéité du couvert végétal associée au pâturage en limitant la coexistence de plusieurs stades dynamiques. Ceci peut conduire à la baisse de la richesse et de la diversité pour les peuplements d’invertébrés. En effet, la complexité des cycles de développement dans le cas des invertébrés ne laisse aucune période où la fauche aurait un impact limité pour eux en général. Quelque soit la période retenue, des groupes taxonomiques entiers peuvent être impactés. Les effets de la fauche concernent principalement la fréquence de l’élimination des supports de ponte, de développement, et des micro-biotopes (DODELIN, 2007).
Selon l’intensité de fauche, ces effets peuvent être similaires à un surpâturage. Il convient d’adopter une mise en œuvre qui n’amènera pas une rupture brutale des cycles biologiques des organismes et :
- Limitera le passage d’engins pour éviter le tassement du sol ;
- Favorisera l’hétérogénéité verticale et horizontale de la végétation ;
- Maintiendra des stades « évolués » de végétation (fauche en damier et zones refuges) ;
- Limitera l’exportation de foin.
La fauche est rarement utilisée pour la gestion de zones très humides à cause des limites imposées par le milieu pour l’utilisation d’engins mécaniques modernes (DUPIEUX, 1998). Néanmoins, si elle est manuelle, cette technique peut être utile sur terrains moins stables et permettre de garder le contrôle des périodes et fréquence de fauche sur les zones sélectionnées. La fauche apparaît alors a priori comme une méthode de gestion des milieux herbacés plus « artificielle » que le pâturage extensif (DODELIN, 2008).
2.2.2. Le pâturage
Le pâturage se rapproche des anciens systèmes où les grands herbivores sauvages tenaient un rôle d’organisme clé de voûte comme élément perturbateur de la dynamique de végétation. Un grand nombre de milieux herbacés actuels sont toutefois des formations semi-naturelles façonnées par les activités agro-pastorales traditionnelles (DODELIN, 2008). Il répond classiquement à deux objectifs écologiques (CRASSOUS & KARAS, 2007) :
- la restauration de milieux dégradés par application de pressions importantes de pâturage sur de courtes périodes, afin d’éliminer une quantité importante de matières organiques ;
- la gestion de milieux consistant à pratiquer de faibles pressions de pâturage afin de maintenir le milieu ouvert et limiter la dynamique d’enfrichement.
En principe, le pâturage, quelle que soit la saison à laquelle il est mis en place, et quel que soit le type d’animaux, peut être rendu compatible avec une gestion raisonnée de la végétation par le maintien de zones refuge permettant de conserver une certaine diversité faunistique et floristique. L’ouverture du milieu par le pâturage et le piétinement des animaux favorise le remplacement d’espèces compétitives pour la lumière par des espèces compétitives vis-à-vis des nutriments du sol, ce qui permet une coexistence d’espèces plus importante.
De plus, la vitesse de broutage des animaux (selon le nombre d’unité gros bétail par hectare, préconisé inférieur à 1,4 UGB/ha pour 6 mois) permet d’obtenir des variations dans la structure végétale. En revanche, une trop faible intensité de pâturage diminue la richesse spécifique du couvert en raison des phénomènes de compétition qui favorisent certaines communautés végétales. A l’inverse, un chargement trop élevé entraîne la dominance de quelques espèces tolérantes à un pâturage répété et l’élimination des espèces sensibles au piétinement, ou ayant une faible capacité de régénération (FLEURANCE et al., 2007).
La pression du pâturage doit donc être étudiée pour chaque parcelle. Pour cela, il faut alors également étudier les races pouvant être mises en place sur des prairies humides de fond de vallée. Pour mettre en place ce système, il faut donc :
- Des parcelles adaptées à la mise en place de troupeaux (accès, point d’eau, etc.) ;
- Des éleveurs à proximité des parcelles à gérer et disponibles pour des surveillances ;
- Des races adaptées au milieu.
De manière générale, le pâturage extensif entraîne une augmentation de la diversité floristique et donc l’augmentation des micro-mammifères, de l’entomofaune (dont des guildes de coprophages et nécrophages, d’après LECOMTE, 2007) et de l’avifaune (surtout les passereaux insectivores d’après CRASSOUS & KARAS, 2007).
2.3. Impacts des modes de gestion sur la faune et la flore locale
Les travaux de déboisement doivent éviter les périodes sensibles du cycle de reproduction des espèces animales (nidification des oiseaux, ponte des batraciens, etc.) (CRASSOUS & KARAS, 2007). Par exemple, alors que chaque guilde d’insecte est plus ou moins inféodée à un étage de la végétation (sol, litière, feuilles, fleurs, fruits…), certaines espèces se nourrissent ou se reproduisent exclusivement que sur une seule espèce de plante (ex. d’Euphydrias aurinia, lépidoptère inscrit à l’annexe II de la Directive Habitats et inféodé à la succise des prés).
Pour le gestionnaire, ce qui importe c’est de pouvoir conserver les espèces et les fonctionnalités d’un écosystème donné au sein d’un paysage, et non une diversité artificielle obtenue après des opérations de gestion réalisées hors du contexte naturel.
Il faut donc porter une attention toute particulière au cycle de vie et aux habitats de chaque espèce avant d’engager des travaux sur la flore.
3. Solutions pour rouvrir et entretenir les prairies humides
3.1. Reprendre la gestion extensive
3.1.1. Le pâturage extensif, un choix rude mais judicieux
Comme soutenu précédemment, le pâturage offre plusieurs avantages si l’exploitant le choisit pour entretenir sa parcelle :
- nourriture à disposition pour les animaux brouteurs ;
- variations dans la structure végétale grâce au choix des espèces de pâture ;
- augmentation de la diversité floristique et donc l’augmentation des micro-mammifères, de l’entomofaune et de l’avifaune.
Le pâturage est donc la solution prioritairement retenue pour être proposée aux propriétaires/exploitants des prairies d’intérêts.
Il est cependant à noter que, de nos jours, beaucoup d’exploitants agricoles ne possèdent pas de cheptel d’animaux dits rustiques. Des espèces telles que les vaches allaitantes, sont plus exigeantes par rapport aux conditions stationnelles : engorgement du sol, faible portance, présence de ligneux, valeur fourragère faible, appétence variable, etc. Le pâturage amène alors systématiquement à la présence de refus (espèces végétales moins appétentes).
Dans les zones très humides, les exploitants hésitent à placer leurs animaux sur des sols encore trop humides en avril, alors que cette date de mise en pâture permet de limiter la présence de certaines espèces envahissantes (Rumex sp, Juncus sp). En effet, la stabilité et la qualité nutritionnelle de chaque parcelle retarde la date de mise en pâture.
Dans tous les cas, les gestionnaires de milieux naturels proposent qu’un troupeau ne dépasse pas une charge de 0,2 à 0,4 UGB/ha/an. Cette charge peut être augmentée en fonction des effets observés sur le milieu pour trouver le bon équilibre entre pression de pâturage et degré d’ouverture du milieu.
Il est préconisé de sauvegarder sur chaque parcelle une certaine diversité spatiale (si possible en mosaïque) des modes de gestion de la végétation pour assurer la coexistence d’un maximum d’habitats et donc d’espèces. Pour les espèces patrimoniales et sensibles identifiées sur certaines parcelles, comme Euphydrias aurinia, il peut être nécessaire de définir tous les ans des exclos dans les zones à fortes concentrations de nids (DODELIN, 2007). Ainsi, des zones refuges doivent être présentes à hauteur de plus de 10% de l’aire initiale d’intervention, séparées du reste de la parcelle et surtout des animaux par une barrière physique.
3.1.2. Solutions alternatives de gestion
Dans le cas d’une prairie embroussaillée ou envahie de refus, commencer les travaux de gestion par une fauche de la végétation à l’automne s’avère intéressant afin de rouvrir le milieu. Le pâturage est mis en place les années suivantes (DODELIN, 2008).
Si des années pluvieuses limitent la mise en pâture des animaux, et dans cette phase de recherche de gestion, il peut être également conseillé de combiner à la fois les effets de la fauche et du pâturage en mettant en œuvre une gestion alternée du milieu, avec des années de fauche ou de repos de la végétation (CRASSOUS & KARAS, 2007).
3.2. Limiter les pollutions diffuses
3.2.1. L’interdiction de drainage des zones humides
Dans le cadre de la Directive Nitrates, des mesures de gestion des effluents et eaux de ruissellement parcourant les parcelles sont à prescrire avant leur arrivée dans les cours d’eau. Ainsi, d’après l’arrêté finistérien n°2005-1334 du 23/11/2005 :
« Le remblaiement et le drainage des zones humides (bas fonds et bords de cours d’eau…), y compris par fossé drainant, sont interdits ;
- Le retournement des prairies permanentes en zones inondables est interdit ».
Ces prescriptions peuvent entraîner une augmentation du taux d’humidité dans le sol qui ne se draine pas naturellement. La charge maximale supportée par les sols de fond de vallée est alors en constante diminution depuis quelques années. Le nombre de bêtes mises en pâture ne permet plus une gestion raisonnée des prairies humides : diminution de l’appétence des parcelles, augmentation des refus, etc.
Certaines opérations d’entretien de prairies humides sont pourtant admissibles sous certaines conditions afin de maintenir une strate herbacée riche et diversifiée par pâturage et fauche (d’après Youenn CALONEC, DDAF 29). Les objectifs des travaux sont :
- Rendre la parcelle accessible aux animaux et aux engins de fauche notamment au printemps, par une évacuation temporaire de l’excédent hydrique, sans assèchement ni destruction de la zone humide.
- Satisfaire aux obligations d’entretien minimal des terres, définie par la politique agricole commune.
Pour cela, il suffit d’entretenir le réseau de circulation existant et justifié, par curage, dans le respect du profil initial (non surcreusement).
Les demandes de curage sont suivies par la Chambre d’Agriculture.
3.2.2. Les mesures environnementales
3.2.2.1. La PAC, une politique européenne de base
La Politique Agricole Commune, créée en 1962, constituait l’un des actes majeurs de la construction européenne. L’objectif, dans une Europe en pleine reconstruction, était alors de garantir la sécurité alimentaire en favorisant le développement de la production agricole. Les premières mesures mises en place visaient à protéger le marché européen propre à chaque type de produit au niveau économique et international.
La réforme de la PAC en 2003 permet un soutien direct à l’exploitation et un renforcement des aides au développement rural.
3.2.2.2. La prime herbagère agro-environnementale (PHAE2)
La PHAE2 est une mesure environnementale à caractère national, visant à préserver les prairies et à encourager une gestion extensive de ces surfaces et des pratiques respectueuses de l’environnement (DDAF 69, 2007).
En contrepartie du respect du cahier des charges de la mesure, une aide financière par hectare engagé volontairement est versée annuellement pendant les cinq années de l’engagement. La PHAE2 est destinée à toute personne physique ou morale exerçant une activité agricole qui a une part minimale d’herbe dans sa surface agricole utile (SAU) et qui respecte un taux de chargement inférieur à 1,4 UGB/ha (d’après Solenn PERENNEC, Chambre d’agriculture du Finistère). Elle est le premier engagement à contractualiser avant toute demande de mesures agro-environnementales territorialisées MAEt (d’après Marie-Claire REGNIER, chargée de mission Natura 2000 au Parc Naturel Régional d’Armorique), dont font partie certaines exigences relatives à la fertilisation et à l’usage des produits phytosanitaires.
- 3.2.2.3. Les mesures agro-environnementales territorialisées (MAEt)
Objectif
L’Union Européenne a mis en place en 1992, dans le cadre de l’une des réformes de la PAC, un dispositif d’accompagnement de pratiques agricoles ayant un impact favorable sur l’environnement : les Mesures Agri Environnementales (MAE), du programme de développement rural hexagonal (PDRH ; MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DE LA PECHE). Les agriculteurs sont invités par les pouvoirs publics à modifier leurs pratiques pour un meilleur respect de l’environnement sous principe d’acceptabilité sociale.
Les mesures agro-environnementales territorialisées visent alors à préserver ou rétablir essentiellement la qualité de l’eau et à limiter la dégradation de la biodiversité sur un territoire (ex. un département). Ciblées et exigeantes, elles permettent de répondre correctement à des menaces localisées ou de préserver des ressources remarquables, en priorité dans les sites Natura 2000 et les bassins versants prioritaires définis au titre de la directive cadre sur l’eau.
Conditionnalités
Dans plusieurs pays européens, il est possible d’indemniser pour restaurer les prairies semi-naturelles si l’exploitation agricole entre dans les mesures agro-environnementales.
Tout exploitant agricole peut décider de fournir un service environnemental supérieur au niveau de base indiqué par la politique agricole commune (PAC), au niveau de l’Union européenne. Ce service, contribuant ainsi à protéger l’environnement et à préserver le paysage pour une période minimale de cinq ans, peut être indemnisé par des MAE.
Elles compensent les coûts supplémentaires et les pertes de revenu résultant de la modification de leurs pratiques agricoles (ce ne sont en aucun cas des mesures d’investissements). Ces MAE concernent quatre grands enjeux environnementaux :
- La gestion et la qualité de l’eau, en encourageant par exemple les cultures intermédiaires (pièges à nitrate, réduction de l’utilisation des pesticides et la protection des captages d’eau potable) ;
-
- La biodiversité animale et végétale, en incitant notamment à la préservation des habitats, des milieux humides et des prairies permanentes ;
- Le paysage, l’entretien d’éléments fixes du paysage comme les bosquets, les arbres isolés et les mares ;
- Le sol, en encourageant la lutte contre l’érosion et en favorisant la couverture des sols en hiver.
Chaque exploitant va réagir différemment à ces dispositifs selon quatre domaines d’activité : l’irrigation, la fertilisation, la gestion des effluents d’élevage, l’usage et l’entretien des bords de rivière. Chacun va y adhérer soit dans le but de gérer des incertitudes d’ordre économique (indemnisations publiques, droit à produire), de moderniser son exploitation, soit d’améliorer son image par rapport aux clients et voisins.
En conclusion, l’éleveur/agriculteur est celui qui aura le dernier mot dans le choix des mesures présentées dans cet article. Elles permettront de faire évoluer leurs méthodes de travail dans un sens approprié ou non à la protection de l’environnement. Le rôle des gestionnaires des milieux naturels et des animateurs agricoles est alors de les accompagner dans des démarches qui auront des impacts positifs sur la flore et la faune présentes sur les prairies alluviales.
Bibliographie
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CRASSOUS C., KARAS F., 2007. Guide de gestion des tourbières et marais alcalins des vallées alluviales de France septentrionale, Fédération des Conservatoires d’Espaces Naturels, pôle-relais tourbières, 203 p.
DDAF 69, 2007. Prime herbagère agroenvironnementale (PHAE2), Notice départementale d’information, Lyon, 8 p.
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FLEURANCE G., DUMONT B., FARRUGIA A., MESLEARD F., 2007. Impact du pâturage équin sur la diversité biologique des prairies, 33èmes Journées de la Recherche Equine (8 Mars 2007), Les Haras Nationaux, Direction des Connaissances, Paris, pp. 245-258.
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